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Imprimer la pageVers une reconnaissance globale de l'alternance sous contrat de travail

L’alternance sous contrat de travail est une approche pédagogique qui associe les enseignements théoriques et pratiques à de véritables situations professionnelles, à la différence de la formation alternée qui se limite à  des stages pour des jeunes sous statut scolaire ou universitaire lors de leur cursus.

On dénombre actuellement environ 500 000 alternants répartis ainsi :

  • 173 185 Contrats de professionnalisation (+ 17,03 % par rapport à 2010),
  • 294 143 Contrats d’apprentissage (+ 2,5 % par rapport à 2010).

(Chiffres DARES 2011)

L’alternance sous contrat de travail, aujourd’hui restreinte à ces deux voies - l’apprentissage et les contrats de professionnalisation – présente deux difficultés :

  1. Lorsque la conjoncture est difficile : la stabilisation, voire la diminution des contrats de professionnalisation et d’apprentissage.
  2. En période de croissance : les limites des financements publics et des financements par les OPCA (financement entreprises).

La FFP – Fédération de la Formation Professionnelle est très engagée sur le champ de l’alternance :

1)  Elle a mis en ligne un Portail alternance (www.alternance-ffp.fr) afin de valoriser l’offre alternance de ses adhérents. Par ailleurs, une Commission Alternance regroupe ses adhérents spécialisés dans ce domaine d’activité, ainsi que des professionnels du secteur : OPCA, Pôle Emploi, etc.

2) La FFP a porté plusieurs propositions reprises dans la Loi Cherpion du 28 juillet 2011 : la carte d’étudiant des métiers et la possibilité donnée à 2 employeurs saisonniers de conclure aussi un contrat de professionnalisation.

Pour augmenter le nombre de jeunes en alternance et développer une alternance adulte, la FFP a élaboré diverses propositions :

1) Généraliser l’alternance dans le but de :

  • Favoriser l’insertion professionnelle des jeunes dans l’entreprise : un jeune qui a suivi une formation en alternance a plus de chance de signer un CDI qu’un jeune sortant d’un cursus universitaire.
  • Lutter contre la précarité des jeunes.
  • Simplifier la législation sur l’alternance en harmonisant les dispositions du code de l’éducation nationale et du code du travail.

2)  Dynamiser l’alternance dans le secteur public.

3)  Rendre toutes les certifications (diplômes de l’Education Nationale, titres homologués, CQP, etc.) accessibles à tout moment de l’année scolaire.

4)  Elargir l’alternance à tous les dispositifs de formation initiale et continue.

Cinq critères viendraient poser les exigences de l’alternance à toute forme de contrat de travail et fonder sa reconnaissance pleine et entière, indépendamment des dispositifs et des circuits de financement :

  • un apprenant en situation professionnelle réelle sous statut salarié pour une duréesignificative, au-delà de 2 mois, par exemple,
  • un co-pilotage de la formation par un organisme et l’entreprise,
  • un temps unique de formation composé de séquences dans un organisme de formation externe et dans l’entreprise,
  • une fonction tutorale identifiée accompagnant l’acquisition de l’autonomie sociale et professionnelle,
  • un diplôme ou une certification reconnue pour valider l’ensemble des compétences.

Les principes de la formation en alternance devraient apparaître clairement dans le code de l’éducation et le code du travail pour s’appliquer à l’ensemble des dispositifs reprenant ces 5 critères.

 

Robert FEDIDA,
P-DG de l’Ecole Supérieure de Commerce & de Management OMNIS,
Président de la FFP Alsace

   ( Source : journal l'offre d'emploi alsace - mars 2012 )